Allergies respiratoires

Allergie au pollen et rhume des foins.

Un nez qui coule, des yeux qui piquent, des éternuements qui reviennent : le bilan aide à identifier les pollens en cause et à choisir une prise en charge adaptée.

Reconnaître les symptômes

Le rhume des foins, aussi appelé rhinite allergique, peut provoquer des éternuements, un nez bouché ou qui coule et des démangeaisons. Les yeux peuvent devenir rouges, irrités ou larmoyants : on parle alors de conjonctivite allergique.

Une toux, des sifflements ou une gêne respiratoire peuvent aussi survenir. Signalez ces symptômes au médecin : ils peuvent nécessiter une évaluation de l’asthme. Ces signes n’ont pas tous une origine allergique, d’où l’intérêt d’un bilan.

Quels pollens en Suisse ?

Les pollens responsables varient selon votre sensibilité et votre environnement. Trois groupes sont particulièrement utiles à distinguer :

  • ArbresBouleau, noisetier, aulne et frêneDes exemples de pollens d’arbres pouvant provoquer des symptômes.
  • GraminéesFléole des prés, dactyle et ray-grassDes herbes présentes notamment dans les prairies et les espaces enherbés.
  • Autres herbesArmoise et ambroisieLeur présence et l’exposition varient selon les régions.

La floraison et les concentrations évoluent avec la météo et le lieu. Pour préparer une sortie, consultez les données et prévisions polliniques suisses, fournies par le portail Pollen et allergie avec les données de MétéoSuisse.

Relier les symptômes à leur contexte

Le bilan commence par vos observations : à quel moment les symptômes apparaissent, où vous vous trouvez, leur durée et les traitements déjà essayés. La saisonnalité peut apporter un indice, sans suffire à identifier l’allergène.

Selon la situation, des tests cutanés ou une prise de sang ciblée peuvent compléter l’entretien. Un test positif indique une sensibilisation, c’est-à-dire une reconnaissance de l’allergène par le système immunitaire. Il doit correspondre à vos symptômes pour expliquer votre gêne.

Trois axes pour vous accompagner

Limiter l’exposition

Quelques habitudes peuvent aider pendant les périodes où le pollen qui vous concerne est présent :

  • Adaptez vos activités extérieures aux prévisions polliniques locales.
  • Portez des lunettes à l’extérieur pour réduire le contact avec les yeux.
  • Après une exposition, lavez vos cheveux et changez vos vêtements hors de la chambre.
  • Évitez de faire sécher le linge dehors lorsque les concentrations sont élevées.

Soulager les symptômes

Des antihistaminiques ou des traitements nasaux et oculaires peuvent être proposés. Leur choix dépend de la gêne, des symptômes et de votre situation médicale. Le cabinet vous explique comment utiliser le traitement retenu.

Discuter la désensibilisation

L’immunothérapie allergénique, ou désensibilisation, vise à modifier la réaction de l’organisme à l’allergène identifié. Lorsqu’elle est indiquée, elle peut diminuer durablement les symptômes et les besoins de traitement.

Elle nécessite un diagnostic précis, une évaluation de son intérêt pour vous et un suivi médical. Elle ne garantit pas une guérison et n’est pas adaptée à toutes les situations. En présence d’asthme, son contrôle fait partie de l’évaluation.

Lire la référence sur la désensibilisation

Avant votre consultation

Si vous le pouvez, notez les périodes et les circonstances de vos symptômes. Apportez la liste de vos traitements et les résultats de tests déjà réalisés. Pour les médicaments à prendre ou à suspendre avant un éventuel test, suivez uniquement les consignes du cabinet.

Information générale, qui ne remplace pas une consultation. Mise à jour éditoriale : .

Les consultations sont assurées par la Dre Camille Beniada, spécialiste FMH en allergologie et immunologie clinique. Retrouvez son parcours et ses publications scientifiques.

Pour approfondir : aha! — Allergie au pollen · aha! — Traitements respiratoires · HUG — Allergologie