La consultation concerne les allergies alimentaires. Les intolérances alimentaires ne sont pas prises en charge. Votre médecin traitant peut vous orienter vers un professionnel adapté.
Une réaction du système immunitaire
La consultation concerne les allergies alimentaires IgE médiées. Les IgE sont des anticorps, c’est-à-dire des protéines du système immunitaire. Dans ce type d’allergie, ils reconnaissent un composant de l’aliment et peuvent déclencher une réaction, souvent rapidement après sa consommation.
Les signes peuvent toucher la bouche, avec des picotements ou un gonflement, la peau, le système digestif ou la respiration. Certaines réactions sont graves. Leur nature, leur délai d’apparition et le contexte du repas sont essentiels pour orienter le bilan.
Une gêne après un aliment n’est pas toujours une allergie. Le récit précis de ce qui s’est passé aide à distinguer les causes possibles.
Des aliments variés peuvent être concernés
Parmi les exemples d’aliments pouvant provoquer une allergie :
- Arachides
- Fruits à coque
- Lait
- Œufs
- Poissons
- Crustacés
- Blé
- Sésame
Cette liste n’est pas un régime à suivre. Elle ne signifie pas que vous devez éviter ces aliments. Les précautions concernent les déclencheurs identifiés dans votre situation.
Un bilan guidé par votre histoire
Le médecin reprend avec vous les aliments consommés, la quantité si vous la connaissez, le délai et la nature des symptômes. La liste des ingrédients, des photographies de la réaction et les comptes rendus de soins peuvent être utiles.
Des tests cutanés ou des analyses sanguines ciblées peuvent être proposés selon les éléments recueillis. Un test positif ne signifie pas automatiquement que l’aliment doit être supprimé. Il doit être interprété avec votre histoire clinique.
Dans certaines situations, un test de provocation, qui consiste à administrer l’aliment sous surveillance médicale, permet de préciser le diagnostic. Il est organisé dans un cadre adapté. Ne réintroduisez pas vous-même un aliment suspect pour vérifier une réaction.
Des précautions proportionnées
La prise en charge vise à identifier les aliments responsables, expliquer les précautions utiles au quotidien et préparer un traitement d’urgence si votre situation le nécessite.
Les conseils portent sur vos allergies confirmées, la lecture des ingrédients et les circonstances d’exposition. Le but est d’éviter les restrictions généralisées, qui peuvent rendre l’alimentation plus difficile sans bénéfice démontré pour vous.
Si un plan d’urgence ou un auto-injecteur d’adrénaline est prescrit, le médecin vous en explique l’utilisation. Les consignes sont adaptées à vos antécédents et à votre risque.
Allergie, lactose, maladie cœliaque : des situations différentes
L’allergie alimentaire
Elle implique une réaction du système immunitaire à un aliment. Les allergies IgE médiées décrites sur cette page relèvent de la consultation.
L’intolérance au lactose
Elle correspond à une difficulté à digérer le lactose, le sucre du lait, en raison d’une quantité insuffisante de lactase, une enzyme digestive. Elle se distingue d’une allergie aux protéines du lait et n’est pas prise en charge dans cette consultation.
La maladie cœliaque
C’est une maladie auto-immune liée au gluten, qui peut endommager l’intestin. Elle se distingue d’une allergie au blé et nécessite une évaluation spécifique. Votre médecin traitant peut vous orienter vers le professionnel adapté.
Ne commencez pas un régime d’éviction étendu sur la seule base d’un test ou d’une suspicion. Parlez-en à un professionnel de santé pour organiser un bilan approprié.
Information générale, qui ne remplace pas une consultation. Mise à jour éditoriale : .
Les consultations sont assurées par la Dre Camille Beniada, spécialiste FMH en allergologie et immunologie clinique. Retrouvez son parcours et ses publications scientifiques.
Pour approfondir : aha! — Allergie alimentaire · aha! — Intolérance au lactose · aha! — Intolérances et maladie cœliaque · HUG — Allergologie